Après la visite de la péninsule et de la capitale, on s’est dirigé vers l’île de Bornéo divisée en deux : le nord malaisien et le sud indonésien. On s’est « contenté » de visiter la partie malaisienne, ce qui nous a déjà pris pas mal de temps...
On a commencé notre périple par la ville de Kota Kinabalu, où on a déambulé au cœur d’un village culturel.
Là-bas, des maisons longues traditionnelles des différentes ethnies de Bornéo nous ont impressionnés : pas besoin de clou ou de ciment quand on peut tresser des feuilles et en faire un toit !
Pendant qu’une villageoise fait tomber les mangues avec ce qui lui vient sous la main, Benoît s’essaye (tant bien que mal) aux échasses locales. A croire qu’il ne transpirait déjà pas assez sous les tropiques…
Au musée du Sabah, on observe des objets tribaux, des costumes traditionnels avec perles brodées, des bijoux et les instruments de musiques locaux.
Et pour rassurer nos parents, une exposition sur les « chasseurs de têtes » nous apprend qu’il y a 50 ans à peine, des guerriers décapitaient femmes et enfants pour ramener au village leurs têtes en trophées…
Ahhh la culture et les traditions !!
En faisant un petit détour par le marché de nuit, une multitude de stands a réjouit l’appétit de Benito et on s’est essayé aux fruits locaux (dont le durian qui pue les pieds !!) et aux fougères…bah oui ça se mange là-bas et ce n’est pas mauvais du tout, un petit goût d’haricots verts.
Ensuite on est allé passer la journée sur l’île
de Mamutik à proximité de la côte, juste le temps de se reposer en prenant des coups de soleil et se remettre à
l’apnée : qu’est-ce que ça fait du bien !!
On s’attendait à un banc de sable vierge de 300m de long, un paradis sous-marin, mais on a vite déchanté. Des bateaux remplis à craquer de touristes asiatiques se succèdent et il y a seulement deux minis plages bondées pour les accueillir. Des chinois, pour la majorité, « nagent » avec leurs gilets de sauvetage là où ils ont pieds : un grand n’importe quoi !
Mais ça nous a bien fait rire de les voir barboter à l’intérieur des bouées.
Malheureusement, bon nombre d'entre eux piétinent les fonds marins, du coup il n’y a plus beaucoup de poissons au milieu des coraux morts….
Pour fuir tous ces touristes un peu trop bruyants à notre goût, on a quitté Kota Kinabalu et commencé la traversée de Bornéo. En chemin, on a passé une journée dans un petit parc national qui protège les grottes de Niah. Pour y arriver, on traverse des affleurements calcaires où de grosses racines s’entrelacent : on se croirait au temple Angkor Wat au Cambodge, même si on n’y est jamais allé à vrai dire…
Les grottes sont grandioses, immenses, à couper le souffle, bref trop belles !
On passe par une
succession de chambres où pullulent chauves-souris et hirondelles. On les
entend piailler et il y en a partout dans le plafond. A l’aide d’une petite
torche, on voyait à peine où poser les pieds, en zigzaguant entre les crottes
qui jonchaient le sol !
On croise des ramasseurs de guano (les excréments de chauves-souris et d’hirondelles) chargés comme des mules.
Il semblerait que ces crottes soient un excellent fertilisant et c’est une des seules ressources pour les populations locales. Ça et….
…les nids d’hirondelles qui finissent en soupes ! Vous en avez déjà entendu parler ?
Des cueilleurs grimpaient à mains nues sur des bambous pour récupérer les nids d’hirondelles : ‘sont dingues ces gens, de vrais équilibristes ! Puis ils les nettoient (c’est mieux une soupe sans crottes et plumes non ?) et font leurs soupes.
Personnellement, ça ne nous attire pas trop de manger de la salive d’oiseaux, mais chacun son truc !
Le problème, c’est que les grottes étaient surexploitées et qu’il ne reste plus que 150 000 hirondelles aujourd'hui, contre 3 millions il y a 100 ans. Avec tout ce commerce, les animaux sont un peu perturbés.
De balade en balade, on longe la rivière de cette agréable ville où les temples chinois côtoient les mosquées (la population malaise est principalement musulmane).
A proximité de la ville, le parc national de Bako est un sanctuaire pour macaques, nasiques, écureuils et chevrotains. Il ne nous en faut pas plus pour vouloir y rester une nuit!
Avant d’arriver dans les mangroves du parc, on a passé 30 minutes à naviguer sur la mer, où les barques de pêcheurs étaient tellement pleines de méduses qu'elles étaient à la limite de prendre l'eau.
Entre les sangliers barbus qui squattent les environs de la cantine et les nasiques, plutôt farouches, observés après s’être enfoncé dans la forêt, on s’est régalé !
Sans compter sur les macaques qui viennent chaparder tout ce qui tombe sous leurs pattes. On les a vus piquer des croissants à la cantine, renverser des verres et sauter sur des touristes pour leur piquer leurs serviettes de bain : attention c’est dangereux les vacances et pas de tout repos !
Et comme on trouvait qu’on n’avait pas encore vu assez de singes, on est allé à la réserve de Semenggoh, un centre de réhabilitation pour orangs-outans. Les petits orphelins ou les singes détenus en captivité ont été nourris et soignés dans ce centre, puis relâchés dans la forêt voisine.
A présent, ils peuvent aller et venir comme bon leur semble et les touristes sont les bienvenus pour venir les observer sur leurs plateformes de nourrissage.
On a même eu la chance d’observer un petit bébé de 9 jours à peine, qui s’accrochait férocement à la fourrure de sa mère !
Ça nous a fait chaud au cœur de voir ce petit, tout en sachant qu’en dehors de la réserve, les plantations pour l’huile de palme ne cessent de détruire leur habitat…(oui c’est bien un appel au boycott !)
Et pour finir notre séjour à Bornéo, quoi de mieux qu’un festival de musique ?? Le Rainforest World Music Festival réunit pendant 3 jours les tribus indigènes de l’île, ainsi que des groupes internationaux.
Il s’est déroulé au cœur d’un village culturel, où se trouvent pleins de maisons traditionnelles et où l’on pouvait voir les habitants cuisiner, notamment des gâteaux que Benoît s’est empressé de manger.
Des ateliers musicaux sur le thème des guitares, des percussions ou bien encore des accordéons, et une animation sur la danse africaine ont rempli notre journée. On s’est baladé le long de stands d’objets artisanaux, puis le concert en lui-même a débuté.
Un petit pépé malaisien nous a joué de la flûte de nez pour commencer, puis les groupes internationaux ont mis l’ambiance, dont un groupe d'aborigènes venu pour nous rappeler nos bons moments en Australie.
En passant par l’Afrique du sud à la Corée, de l’Australie au Danemark, des Turques aux Colombiens, ce festival varié nous a encore fait passer une bonne soirée, pendant que d’autres…se roulaient dans la boue.
De la flûte de nez ?!?!? Y'a vraiment des instruments bizarres........
RépondreSupprimerMerci Chris d'être une des seules à suivre ce blog!! En même temps tu peux te le permettre pendant tes heures de boulot ;-)
RépondreSupprimerJe voulais dire la même chose que Chris mais après on risque de dire que je ne bosse pas pendant les heures de boulot... ;-)
RépondreSupprimerJe crois avoir reconnu le Perroquet mais quelle tristesse au milieu des coraux morts...
Voyons Jade, au boulot ! Ta thèse t'attend !
RépondreSupprimer