5 mai 2013

La fin des haricots...et de notre Tassie bien aimee

Nous voilà de retour avec notre dernier article sur la Tasmanie, où on aura passé 3 bons mois entre visites et exploitation boulot. D'après les dires du bon vieux Bob Brown, membre tasmanien du parti des Verts en Australie, la vallée de Liffey est un enchantement...





Ni une, ni deux, on est allé se rafraîchir près de ces chutes d'eau. L'occasion pour nous de tomber nez à nez avec un énoooorme eucalyptus d'environ 340 cm de diamètre, qui par conséquent est plus vieux que Julie, pourtant déjà très très vieille...









Le coin était plutôt agréable, en tout cas jusqu'à ce que Benoît reprenne le volant.

En voulant éviter un trou (oui parce que cette route n'était pas goudronnée, c'est bien mieux les pistes cabossées de partout!), il a foncé roue la première dans une grosse roche en bord de chemin.

Bilan: un pneu crevé. Rien de bien grave, ça fait des souvenirs! Et par chance, Benoît change les roues aussi bien qu'il les crève...











En chemin pour le sud de l'île, on est passé par la ville de Queenstown, où s'enchaînent des ravins gigantesques qui sont le résultat d'années d'exploitation par les mines de cuivre. Ces paysages lunaires sont impressionnants et tristes à la fois.
Avec cette vue sur "Iron blow",  un puit aujourd'hui abandonné, on voit l'ampleur des dégâts causés par l’industrie minière. Vous le saviez vous que pour faire une seule alliance en or, il fallait extraire environ 20 gros camions-bennes de roche (merci Violette)? Imaginez donc l'aspect du paysage après ça ! C'est décidé, c'est fini les bijoux!

Pour se remonter le moral, direction le parc national voisin  "Franklin Gordon Wild Rivers", au cœur d'une zone du patrimoine mondial: eh oui encore, c'est que la Tasmanie regorge de coins magnifiques! On s'est baladé au milieu de ces forêts humides, sauvées d'un projet de centrale hydroélectrique dans les années 1980. Merci qui? Merci Bob Brown (quand on vous disait que c'était un bon gars)!



Avant d'arriver à Hobart, la capitale de la Tasmanie, on est passé par Mont Field. Les forêts d'eucalyptus géants et les chutes d'eau étaient une fois de plus au rendez-vous, et pour continuer dans l'originalité, on a encore vu quantité de wallabys, perroquets et échidnés. On ne s'en lasse pas !



A Hobart, on a pris le temps de faire un tour au marché, où les artisans locaux étaient au rendez-vous, avec musiciens et hippies en bonus.


Et comme on avait un peu trop chaud, on a débarqué à la division australienne de l'antarctique! Là-bas, on a appris quelles étaient les études scientifiques menées sur le continent glacé (dont 42% appartient à l'Australie) et surtout leurs enjeux concernant le réchauffement climatique. Peut-être une prochaine destination de vacances?






Enfin, nous avons pris la route pour la péninsule de Tasman, une presqu'île au passé peu glorieux.
Vers 1830, les criminels les plus "dangereux" de la colonie anglaise étaient envoyés sur cette péninsule isolée, considérée comme prison naturelle grâce à l'unique bande de terre de 100m de large à peine qui la reliait au continent.



Pour être tout à fait sûr qu'aucun détenu ne puisse s'évader, des chiens de garde étaient enchaînes tout le long de ce banc de sable, en plus des postes pénitentiaires habituels.  Les chiens étaient de gros molosses, très moches d'après les témoignages de l'époque et surtout affamés. De quoi rendre réticent n'importe qui...excepté Benoît?




Pour continuer dans une atmosphère lugubre, on a visité les ruines de cellules souterraines. Les 600 détenus étaient forcés à travailler à la mine de charbon ou aux exploitations maraîchères.
Ils devaient même pousser à mains nues les wagons remplis de tonnes de charbon: sur une distance de 7 km et en pente, de quoi se plaignent-ils franchement?! A croire que l'exploitation en Australie ne date pas d'hier...



Les cellules étaient tellement fraîches que Julie a réussi à attraper un rhume. Benoît en a alors profité pour aller se promener seul au cap Raoul: ahhh enfin un peu de liberté après des mois 24h sur 24 avec l'autre!
Pendant que l'une dormait profondément dans le van au chaud sous la couette, l'autre a traversé une épaisse forêt de brouillard! Impossible de voir plus loin que 3 mètres, tellement la brume était dense...Heureusement une fois au bord des falaises, la vue s'est dégagée. Benoît était trempé certes, mais lui au-moins a pu voir le littoral et ses drôles de colonnes. Impressionantes selon lui (tentative de rendre Julie jalouse? qui sait...).



En reprenant la route pour Devonport et le nord de l'île, on est passé par le village de DOO TOWN, où chaque habitant surnomme affectueusement sa maison avec le mot DOO  . "Dr DOOlittle", "DOO me" ou "Just DOO it" démontrent bien l'esprit joueur de l'australien!



Dans un registre bien moins joyeux, vous avez certainement entendu parler des incendies qui ont ravagé la Tasmanie il y a quelques mois maintenant. Le village de Dunalley à l'entrée de la péninsule, l'un des plus touchés de l'île, voit se succéder plusieurs maisons en débris. L'atmosphère y est vraiment triste, mais grâce à l'entraide australienne, certaines propriétés reprennent doucement forme.



Et voilà, c'est la fin du voyage en Tasmanie, il est l'heure de reprendre le ferry pour Melbourne.... A moins qu'un contre-temps nous ait obligé à rester ici 10 jours de plus?? Hum hum suspense!!! Vous saurez la suite au prochain épisode!


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