Après les excès de Noël (la chaleur et l'absence de neige n'empêchent pas cette tradition), rien de tel qu'une reprise des activités sportives, avec un passage dans les Grampians.
Il s'agit d'un massif montagneux dans le centre du Victoria. L'ancienne activité volcanique a laissé un relief plutôt spectaculaire et même la roche faisait dans l'originalité. Comment vous dire...par moments on avait l'impression de marcher sur un nid d'abeilles géantes fossilisé, rien que ça ! (ça vous parle comme description?). C'était donc l'endroit idéal pour entamer le processus de digestion de Noël (qui dura 3 jours) en randonnant par-ci par-là. Notamment à Briggs Bluff, un sommet dans le Nord du massif où les montagnes sont plus élevées et moins fréquentées. Le combo gagnant ! (bon sauf pour les jambes...)
D'ailleurs en parlant d'insecte géant, on a croisé un papillon-dinosaure (si si ça existe, la preuve en image) qui, d'après notre analyse scientifique très pertinente, a dû échapper au processus de fossilisation. Il était bien vivant quand on l'a vu, mais il semblerait que les oiseaux le laissaient tranquille de peur de se faire manger.
NB : Vous constaterez sur la photo que le doigt de Benoît plie toujours aussi bien...
Il y a autre chose dont on ne vous a pas encore parlé. Le gros dépaysement qu'on a ressenti en arrivant sur la côte sud-est, c'est l'abondance d'indiens (pas ceux qui ont des plûmes sur la tête et qui se déplacent à cheval hein, les autres). On avait déjà remarqué la présence des Coréens, d'un Japonais légendaire en vélo en plein milieu du désert (cf article Ayers rock) et des Chinois. Mais les Chinois ça compte pas parce qu'ils sont partout ! Par contre les touristes Indiens c'est nouveau, le truc chiant c'est qu'ils débarquent par convoi de 15 et foutent un peu le bordel.
Du coup on est parti fissa direction un terrain de camping plus isolé pour passer la nuit. Mais même sans les Indiens, la fréquentation reste assez élevée par endroits et les animaux semblent s'y être habitués. Tellement qu'un kangourou est venu nous voir de (très) près pendant le dîner, et au cas où vous vous poseriez la question, non on ne l'a pas nourri :
Après les Grampians, on a continué de se rapprocher de Melbourne, capitale du Victoria, avec une dernière étape sur notre chemin : la Great Ocean Road ! Ça ne vous dit rien ? C'est le tronçon de 250 km de long (le quart de la France, ridicule comparé à l'Australie) qui est peut être le plus visité et le plus photographié du pays. Malgré le monde, on voulait quand même y être et on n'a pas regretté parce que c'était très « vachement beau », comme on dit !
Ci dessus le « London Bridge », il était encore raccroché à la terre il y a une vingtaine d'années puis il s'est effondré sans prévenir. On pense d'ailleurs qu'on nous a raconté ça pour éviter que les visiteurs ne s'approchent trop près du bord des falaises. 'sont malins ! Pour la petite histoire, 2 aborigènes se sont retrouvés coincés quand le pont s'est effondré et ont dû être hélitreuillés.
Il y aurait eu énormément de naufrages le long de la côte (pas loin d'une centaine), et si on n'en voit rien aujourd'hui (à part un vieux cimetière sur les falaises avec des stèles aux noms des disparus), ça fait toujours de quoi raconter aux touristes et de quoi manger aux requins !
La suite de la route a continué à border les falaises et on s'arrêtait à chaque point du vue, en essayant de se faire une place -entre les soi-disant pro de la photo qui espèrent démarrer leur carrière- pour admirer le paysage.
Le spot à ne-surtout-pas-manquer-ou-ta-vie-sera-gâchée (en extrapolant à peine les brochures...) de la Great Ocean Road s'appelle « les 12 apôtres », 12 pitons rocheux alignés face aux falaises. Mais c'est une grosse arnaque, d'abord parce qu'il y en a que 6 et ensuite parce qu'ils ne ressemblent pas du tout à des apôtres, même sans être exigeant.
Néanmoins le site promettait d'être bondé, on a donc cru être futé en y allant au coucher de soleil ; la lumière serait belle et on éviterait la foule. C'était sans compter les nuages et que tous les visiteurs de la journée avaient eu la même idée que nous. Tous les chinois et indiens compris, ce qui fait énormément de monde (elles vont pas s'effondrer les falaises là? Et tu vois un requin ou pas ?).
Néanmoins le site promettait d'être bondé, on a donc cru être futé en y allant au coucher de soleil ; la lumière serait belle et on éviterait la foule. C'était sans compter les nuages et que tous les visiteurs de la journée avaient eu la même idée que nous. Tous les chinois et indiens compris, ce qui fait énormément de monde (elles vont pas s'effondrer les falaises là? Et tu vois un requin ou pas ?).
Mais même avec du ciel gris et des indiens un poil moins bruyants que d'habitude (comme quoi le spectacle déchirait vraiment), la vue était grandiose. Voyez vous-même :
Après les falaises, on a retrouvé les plages et une coutume australienne qui est de pêcher sous la pluie en lançant l'hameçon dans des vagues de 2m, de planter la canne dans le sable et de boire une bière en attendant que ça morde, le tout à 10h du mat'. Certes c'est typique mais on n'a pas voulu essayer, allez savoir pourquoi !
La région est très humide et il y a des grandes forêts d'eucalyptus pleines de koalas, c'est un des seuls endroits d'Australie (avec Kangaroo Island) où on peut les observer dans la nature (et de près!). Alors ce sera peut être nos dernières images de koala sur le blog et pour la peine on vous met une vidéo :
La Great Ocean Road s'est terminée comme ça, avec d'un côté les grandes forêts et les cascades, et de l'autre l'océan (Benoît tient à préciser qu'il y a un mauvais reflet sur l'image et que dans tous les cas il n'est PAS ROUX).
A l’extrémité de la route se trouve une plage connue par tous les adorateurs du surf : Bells Beach. Bon, l'endroit est aussi connu pour sa présence aléatoire de vagues et on vous le donne en mille, quand on est passé il n'y en avait pas ! Enfin si, juste assez pour que les surfeurs soient prêts a se noyer mutuellement pour pouvoir glisser un peu.
Après quoi on a pris quelques photos de plages avec Benoît, aussi facile à photographier qu'un kangourou qui traverse la route, et on a fini à la ville de Torquay, capitale du surf où il y a du surf partout : dans les musées, à l'office du tourisme, dans les rue, même les bancs publics sont en forme de surf ! Pas étonnant donc que ce soit le lieu de naissance (ou de résidence) des grandes marques.
Et voilà comment on a fini le périple pour rejoindre Melbourne, des images pleins la tête et parés à passer la nouvelle année.
On vous racontera au prochain article, à bientôt !
J&B
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire