Sachant à quel point vous aimez vous délecter de nos péripéties (oui oui, de nombreux témoignages en attestent), on ne peut s'empêcher de vous parler de notre étape à Kangaroo Island. Cette île, épargnée du tourisme jusqu'à peu, est un véritable refuge pour bêtes à poils (non pas Benoît m'enfin...) et à plumes. Amis de la nature que nous sommes, on a donc percé un peu plus notre portefeuille pour une traversée en ferry de 45 minutes à peine, pour arriver à bon port à Penneshaw.
A la place, on s'est consolé avec d'autres drôles de zozios... Ceux-là, on ne pouvait pas les rater : ces pélicans sont nourris tous les jours à la même heure sur la jetée du village. Il y en avait un bon paquet qui attendait leur portion quotidienne, on a donc pu observer leur comportement pour le moins étrange... 'Sont marrants quand même ces pélicans !
Puis le lendemain, direction les dunes du « Little Sahara » pour tester le surf des sables sur des pentes un peu plus raides que les Perry sand Hills de Mildura ! Bien sûr, pour un inconditionnel de la glisse comme Benoît, c'était une expérience à ne pas rater : on va s'abstenir de vous montrer les photos de ses débuts désastreux (mauvaise langue que je suis !), ça serait dommage de gâcher sa réputation de moniteur de ski quand même...
Bon en vrai, ce n'est pas lui vous l'aurez deviné qui a passé sa matinée les fesses dans le sable...
Petite parenthèse à propos des australiens : chez eux, pas de boîtes aux lettres standardisées, c'est pas très original tout ça il faut bien le reconnaître! A la place, ils utilisent un peu tout ce qui leur passe sous la main : ça va de la vieille cabane en bois pour les oiseaux, aux fûts de bière (vides bien sûr), aux bouteilles de lessive coupées en deux, jusqu'au micro-ondes et frigo hors-service... Et comme certaines habitations sont très éloignées des axes principaux, et surtout accessibles en 4x4, les boîtes aux lettres sont souvent regroupées au bord de la route pour faciliter la tâche au facteur. Décidément, ils sont vraiment gentils ces australiens !
Comme on vous le disait plus haut, l'île regorge de kangourous (c'est pas un emblème national pour rien...), mais aussi de koalas ! On a enfin eu la chance d'en voir en pleine nature, d'entendre les mâles pousser des hurlements dignes des gorilles, mais surtout de les toucher ! OK, c'est pas très bien tout ça, ça n'est pas naturel d'aller caresser des animaux sauvages... Mais sous les conseils avises de Benoit, je n'ai pu m'empêcher de tâter vite fait bien fait la bête avant qu'il n'essaye à son tour de m’attraper. Heureusement que les koalas ne sont pas bien rapides, parce qu'avec les griffes qu'ils ont, je n'aurais plus de bras gauche actuellement...
On a ensuite continué la route vers l'ouest de l'île, plus sauvage, et observé un autre mammifère réputé d'Australie, l'échidné. Au début, on croyait voir des touffes d'herbe séchée au bord du goudron. Mais il a bien fallu se rendre à l'évidence, les touffes d'herbe, bah ça ne marche pas ! On a donc approché la bestiole d'un peu plus près et constaté que l'animal ressemblait fortement à un hérisson de chez nous, avec un léger petit air de taupe, bref charmant ! Grâce à ces kilomètres d'asphalte qui sillonnent l'île, on a réussi à en observer un petit paquet, alors nous on dit « merci les routes goudronnées» !
Malgré la nuit prête à pointer son nez, on s'est décidé à faire une petite balade qui nous permettrait - toujours d'après notre guide de voyage- d'apercevoir le rare ornithorynque, vous savez cette sorte de canard/castor là... En chemin, on y a croisé des mini wallabys, des kangourous, des oies, et on vous le donne en mille, pas d'ornithorynque ! Bref marcher de nuit, ça a quand même eu du bon, ça nous a permis de digérer.
Enfin, l'un de nos meilleurs souvenirs sur cette île (bien que tout était plutôt pas mal!) reste notre passage au Flinders Chase National Park. L'endroit permet notamment d'admirer les « Remarkable Rocks », des blocs de granit aux formes plutôt originales, sur lesquels les touristes viennent s'amasser. Ne dérogeant pas à la règle, on s'est amusé nous aussi à crapahuter sur et sous ces rochers afin d'obtenir la photo souvenir parfaite, après tout on a pas payé l'entrée au parc pour rien !
On a aussi eu la chance d'aller observer de près une colonie d'otaries à fourrure de Nouvelle-Zélande. Ne nous demandez pas pourquoi elles s’appellent comme ça alors qu'on est bien en Australie, on n'en sait fichtre rien... Le principal pour nous c'est qu'on a eu le privilège de voir un bébé téter sa mère pour la première fois ! On a pas vu la mise bas malheureusement, parce que les rochers nous bloquaient la vue. Mais on a bien entendu les gémissements de la mère et surtout la mare de sang qui attirait ces satanées mouettes pressées de dévorer son placentas (glamour tout ça n'est-ce pas?!).
Un moment très attendrissant donc, on ne
voulait plus repartir tellement c'était beau !
Surtout qu'au-delà des animaux, le décor était plus que correct (à croire qu'ils ne font pas le voyage depuis la Nouvelle-Zélande au hasard...). Ils s'étaient installés dans une baie tranquille le long du Cap Couedic, et le phare centenaire en ajoutait un peu à l'ambiance, ça donne envie de lever l'ancre tout ça !
Mais d'autres bruits ont réussi à nous décrocher de cette scène : il s'agit de tous les mâles en période de rut, toujours prêts à se bagarrer. Tout est bon pour avoir les faveurs de ces dames : donner des coups de têtes plutôt violents ou agripper sauvagement le cou de l'adversaire jusqu'au sang... Pourtant, il faut reconnaître que les femelles n'avaient pas l'air très intéressées par toutes ces démonstrations de force : dormir c'est bien plus reposant ! Du coup on profitait du spectacle à leur place...
Pour nous, il est temps de prendre le ferry du retour et de terminer en beauté cette escapade : pas de Julie Vomito (merci les médocs au gingembre) et en prime, un dauphin qui vient sauter juste sous nos yeux !
A bientôt...


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