26 nov. 2012

Un petit goût de chez nous...


Reprenons. La looooonnnnnnnnngue route s'est terminée à la petite ville de Port Augusta, au bord de l'océan Indien. C'est un peu le passage obligé pour tous les voyageurs venant de l'est, de l'ouest ou encore du nord (comme nous !), ce qui nous convenait très bien puisqu'on en a profité pour faire des provisions et, entre autre, publier un article sur le blog... Les feux rouges ne nous avaient pas manqués mais compte tenu le prix du carburant (2 fois moins cher que dans l'outback), on en a fait abstraction pour cette fois. Après s'être rempli l'estomac avec de la nourriture fraîche (ou du tofu fétide), on s'est dirigé vers le massif des Flinders pour voir du relief et ne plus penser au plat désertique qui était derrière nous.







On a bien senti le changement de climat, désormais nous sommes dans une région tempérée avec de grandes forêts de pins et d'eucalyptus sur des montagnes pas bien hautes, mais tout de même accidentées. L'endroit semblait plaire énormément aux émeus, dont les poussins font déjà la taille d'une poule, et aux « euros », des kangourous très poilus et adaptés à la vie dans les rochers. Tout ce qu'il faut pour être copain avec Benoît quoi (il a d'ailleurs essayé de les suivre en sautillant mais en vain...).



Notre première découverte fût celle du fameux Wilpena pound, des montagnes formant un cercle qui faisait fortement penser à un cratère. Assez surprenant.





Alors Ok ce n'est plus le désert, mais on est toujours en Australie et le soleil cogne dur. Il n'a pas épargné Benoît, qui s'est retrouvé plus attirant que jamais, jugez vous même :


D'après lui, tant qu'il n 'a pas l'odeur d'une carcasse de kangourou faisandée « y a pas de problème ! ». D'après lui...

Ensuite, nous nous sommes éloignés de cette zone très fréquentée pour emprunter une piste panoramique et visiter une vallée plus sauvage du parc. L'autre raison (officieuse celle-ci) qui nous motivait à rejoindre cette vallée encaissée avant la nuit était de profiter que le site de camping ne soit pas surveillé pour ne pas payer de frais (c'est pas bien !).






Blagues à part, l'endroit était encore très beau mais malheureusement infesté de lapins. Pour la petite histoire, les lapins n'existaient pas en Australie et une vingtaine d'entre eux fût emmenée par un colon britannique en manque de chasse au milieu du 19ème. Certains se sont échappés et aujourd'hui il y en aurait 200 millions qui résistent, malgré toutes les tentatives pour les exterminer. Ils sont si nombreux qu'il n'y a plus assez de nourriture pour les espèces locales qui finissent par disparaître (les lapins mangent tellement qu'ils transforment les plaines en désert !). Bon il semblerait aussi que certains soient plutôt contents de leur présence, ici un aigle nain.



On a finalement quitté le parc national et repris notre quête du prochain arrêt où passer la nuit. Agréable surprise le soir venu en arrivant sur le site en question, posé sur les flancs du Mont Remarkable, avec vue sur la mer. Et avec des moutons en guise de voisins (qui venaient vérifier si Julie ne mangeait pas toute leur herbe), l'endroit était idéal pour profiter du coucher de soleil un thé à la main (pas le choix, notre frigo ne marche pas assez bien pour tenir les bière au frais, snif).




 












Le lendemain on se devait, avant de partir, de grimper au sommet du mont Remarkable qui fût...remarquable....(Vous l'avez pas vu venir celle-là hein!). La forêt était plutôt dense et il n'y avait pas beaucoup de panorama, mais vous aurez tout de même droit à une vue plongeante sur les champs de colza et de blé, que l'on croirait sortis tout droit d'une bonne vieille terre agricole française. Pas très dépaysant c'est vrai, mais on ne va pas vous mentir, parfois l'Australie nous rappelle ses origines en étant pas si différente de chez nous ! 


Une fois revenus sur la plaine, on a repris la route en suivant tant bien que mal les panneaux où il était indiqué « travail » (c'est une métaphore, de tels panneaux n'existent pas malheureusement). Mais nul part n'était écrit le nombre de kilomètres qu'il nous restait à parcourir pour cela, pénible quoi...

Signé : Ben laBen & Julie l'ispice di c**na**e

 

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