22 déc. 2012

Fleurieu, lieu de tous les excès

Après Adélaïde et ses collines, on s'est dirigé un peu plus au sud, sur la Péninsule de Fleurieu. Et pour nous remettre des deux mois de travail à la campagne et des douches solaires en plein air -souvent froides- qui accompagnaient nos fins de journées, on s'est dit qu'un lavage digne de ce nom ne serait pas du luxe !





Du coup, on s'est permis un tout petit trou dans le budget (mais alors vraiment tout petit) en se prenant une chambre avec jacuzzi et balcon donnant sur la mer ! En vrai, c'était aussi pour fêter les 4 (longues, très longues) années qu'on venait de passer ensemble... On ne pourrait dire lequel de nous deux à le plus de mérite pour arriver à supporter l'autre (enfin si, tout le monde sait qui c'est bien entendu...). Mais l'occasion était trop belle et on en a profité pour déguster une bonne bouteille de chardonnay que notre boss nous avait sympathiquement offert à notre départ (on aurait préféré un treizième mois, mais bon...).







Petite anecdote : après 6 mois sans avoir regardé la télé, on était bien évidemment curieux de voir ce qui captivait les australiens pendant leurs soirées. Et c'est donc tout enthousiaste qu'on a allumé le téléviseur pour tomber sur...un reportage sur l’Alsace. Pas très dépaysant certes, mais sachez qu'un alsacien qui parle anglais c'est quand même très drôle !





Autre petit rappel du pays : le jeux de boules « à l'anglaise ». Disons que c'est la version bourgeoise de la pétanque, et c'est très répandu en Australie. Il manque le verre de pastis, mais à part ça il y a les mêmes enjeux de vie ou de mort à chaque lancer de boule (il suffit d'observer la concentration des joueurs pour y croire) !

 












Ah on ne vous a pas dit mais on se trouvait à Victor Harbor, dans le sud de la Péninsule. Pour la petite histoire, à l'extrémité de la ville se trouve l'Encounter Bay, la baie où se sont rencontrés le navire explorateur des anglais et celui des français au tout début du 19ème. L'histoire ne dit pas s'ils ont passé la soirée à se bourrer la gueule ensemble sur la plage... Mais ils se sont quand même échangés les informations sur les découvertes qu'ils avaient faites en naviguant autour de l'Australie et se sont quittés le lendemain bons copains, alors qu'au même moment, la France et l'Angleterre étaient en guerre.

C'est beau la paix quand même...(c'était la pensée du jour).


Au large de Victor Harbor se trouve la petite île Granite Island, accessible uniquement via un ponton, à pieds ou en tramway hippomobile (oui oui ça existe, c'est le piège à touriste du coin quoi). On a donc commencé à marcher pour s'échauffer puis on s'est lancé dans le tour de l'île.








Elle était petite, mais l'île était surtout sauvage et pleine de charme. Bon on va pas vous la faire, le ciel était gris aussi, il y avait du vent et parfois un peu de pluie. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a essayé de mettre un peu de fantaisie dans nos photos (au cas où vous vous posiez la question).









Granite Island est surtout connue pour sa colonie de manchots pygmés, mais arrivé à l'endroit où on est censé les observer, on observe à la place un panneau : « les manchots passent la journée en mer pour se nourrir et rentrent à la tombée de la nuit ».

Et le paragraphe en dessous (qui annonçait le 2ème piège local au cas où on se serait pas fait avoir par le 1er) :
« L'île est interdite d'accès 2h avant la tombée de la nuit et est réservée aux tours opérateurs. Pour voir les manchots alors qu'il fait sombre, rendez vous à l'office du tourisme pour réserver une visite guidée très chère » (on en rajoute un peu, les 2 derniers mots n'étaient pas écrits).

Bref, tout ça pour dire qu'on n'a pas de photos de manchots à vous montrer et que vous devrez vous contenter des huîtriers fuligineux. Ils sont vachement plus sympas et surtout moins chers à prendre en photo puisqu'ils restent toute la journée sur la plage pour manger...des huîtres ! (facile celle là hein...)




Après Victor Harbor, on a longé la côte en passant notamment par Carrickalinga et sa superbe plage (une des plus belles de l'Etat il paraîtrait). Le village était du genre peu commun. Aucun immeuble, ça ne sent pas la station balnéaire mais plutôt le concours de celui qui aura la plus grosse ou plus extravagante maison (en bord de mer bien sûr, sinon c'est hors concours). On vous met la photo en grand parce qu'on sait qu'en ce moment chez vous c'est l'hiver, qu'il fait froid et tout et tout.



On a terminé la péninsule de Fleurieu en passant par Mclaren Vale, un haut lieu de viticulture australien. Eh oui en Australie aussi on fait du vin, et du très bon même. C'est bien pour ça qu'on voulait visiter un domaine avant de quitter la région. Et aussi parce que Benoît ne tenait plus sans fromage (il a résisté 6 mois quand même, c'est fort) et qu'il comptait bien profiter des plateaux dégustation qui accompagnaient le verre de vin dans les vignobles. Après avoir récupéré une carte des environs et fait notre choix parmi les 25000 domaines, il a fallu se rendre sur place pour tomber sur un panneau (décidément ces panneaux...) : « Plateaux dégustation les jeudis, vendredis, samedis et dimanches ».
« - On est quel jour ?
   - Mardi.
   - Ah.
   - Ouais.
   - Bon... »
(vous sentez la déception dans nos voix ?!)

Mais on a finalement réussi à retomber sur nos pas et surtout dans un endroit bien nommé « fromage béni », où Benoît a eu son plateau de produits locaux et Julie les fruits secs qui étaient sur le plateau.

















  


 Voilà comment ça finit pour cette fois, mais rassurez vous il nous en reste encore plein à raconter !


Signé : Benoît (la touffe) et Julie (la touffe aussi)




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire