La boulette !
D'autant plus qu'on s'est retrouvé en
concurrence avec les asiatiques, ce qui n'est jamais bon signe....
Du coup l'unique agence d'intérim nous
a bien fait patienter à coup de « peut être à la fin de la
semaine » ou encore « la semaine prochaine, oui!».Et
puisque le désespoir des jeunes pleins de bonne volonté que nous
sommes ne vous intéresse pas, on va vite passer les frustrations et
autres crises de boulimie pour vous raconter ce qu'on a visité dans
les alentours en patientant. Enfin quand on dit « alentours »
il faut voir large, parce qu'à l'Est la première ville est à 120km
et à l'Ouest elle est à 500 km. Au Nord il y avait les croco et au
Sud le désert, ce qui nous a un peu limité dans le choix des
directions, mais heureusement pour nous dans l'outback on se tracasse
pas avec les intersections, c'est toujours tout droit !
La région s’appelle le Kimberley,
plutôt étendue (plus des 2/3 tiers de la France) et très sauvage,
elle se visite surtout en 4x4. Pas l'idéal pour nous donc, mais on a
vu ce qu'on a pu et on n'a pas été déçu. C'est le seul coin de
l'Australie où il y a des baobabs, parfois ils sont énormes et
toujours avec des formes improbables.
Ici c'est toujours tropical et le climat est très sec pendant 6 mois de l'année, période durant laquelle les incendies se font fréquents. Jusque là pas de scoop. Mais c'est sans compter les milans siffleurs. On les observe par dizaines à tourner au dessus des incendies pour repérer les animaux qui essaieraient de fuir les flammes. Malin certes, mais toujours pas de scoop (« 'sont chiants avec leurs histoires alors! »). Oui mais voilà, en Australie certains les appellent « oiseaux de feu » et ce n'est pas parce qu'ils guettent les incendies, mais parce qu'ils ont l'habitude de récupérer des branches enflammées pour les jeter plus loin et ainsi étendre le feu. Histoire d'augmenter leur chance d'attraper une proie et tant pis si la brousse se transforme en cendres.
Alors ce scoop ?! ça vous la
coupe hein !
On est allé faire un tour du côté de Wyndham, une petite bourgade en fin de vie mais qui persiste grâce au port et à la mine (encore une !). On ne s'est pas trop attardé, le temps de profiter du point de vue qui domine la ville et de faire connaissance avec les habitants (en résine hein, pas des vrais), on est reparti vers Kununurra pour voir si un quelconque employeur n'avait pas besoin de nous (sait-on jamais). En chemin on a quand même fait quelques pauses dans des endroits sympas, il fallait bien décompresser du fait qu'on n'avait toujours pas de travail.
On a d'ailleurs rencontré un sacré
phénomène d'oiseau. Il s'agit d'un Jardinier, il construit un
berceau à l'aide de brindilles, de cailloux et de morceaux
d'aluminium dans l'unique but d'attirer une femelle et d'assurer sa
descendance (si vous voyez où on veut en venir...). Bien évidemment,
si la déco n'est pas au goût de mademoiselle, cette dernière casse
tout et s'en va sans même un au revoir. La morale flagrante de cette
histoire est que peu importe son espèce, un mâle est prêt à tout
pour se reproduire alors que la femelle est plutôt superficielle et
intéressée.
Ah c'est qu'on en apprend des choses en
voyageant dis donc !
Sur ces belles paroles, revenons à notre sujet. Nous attendions toujours à Kununurra et comme la saison du travail tardait à venir (d'ailleurs elle n'est jamais arrivée), on a décidé de reprendre la route avant d'être trop pauvre pour pouvoir rouler. Parce qu'on allait devoir traverser le pays du Nord au Sud pour rejoindre la prochaine région agricole où on trouverait un travail potentiel. Avant de quitter définitivement l'Australie occidentale on est passé voir le Lake Argyle. De par sa superficie, il s'agit du plus grand lac artificiel d'Australie, conçu pour irriguer la plaine en aval (notamment Kununurra) ; et avec ses 1000km² il est bien assez grand pour accueillir quelques 25000 crocodiles d'eau douce.
Et ensuite c'est reparti sur 500km pour rejoindre la ville de Katherine, dans le territoire du Nord, et prendre la Highway qui va vers le Sud du pays. La route entre Kununurra et Katherine était assez jolie. Enfin, la route c'était juste du goudron, mais le paysage autour était plus spectaculaire. Il paraît qu'il faut s'arrêter toutes les 2h quand on est en voiture et puisqu'on est des conducteurs modèles, on en a profité pour marcher un peu (c'est uniquement pour se dégourdir les jambes qu'on est allé là haut, pas du tout pour faire les touristes).
Après quoi nous sommes arrivés à
Katherine, notre dernière étape dans le Top End avant de descendre
vers le désert du centre.
Mais on vous en dira plus la prochaine
fois.
On va essayer d'être un peu plus rapide dans la publication mais c'est pas évident, y en a qui bossent OK !!!!
On va essayer d'être un peu plus rapide dans la publication mais c'est pas évident, y en a qui bossent OK !!!!
Concernant le Jardinier, moi je dirais qu'il nous confirme que les mecs ont moins de goût que les filles pour la déco... ;-)
RépondreSupprimerJade